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Devrions-nous parler davantage d’argent ?

Catégorie : Finance

Date de publication : 01/07/2019

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Les seuls moments où l’on parle d’argent avec ma copine, c’est quand je la complimente sur une robe ou une nouvelle paire de chaussures. Elle me chuchote toujours à l’oreille après mes compliments – comme si elle me faisait part d’un secret défense : « (Complétez par un montant très bas) euros seulement, dénichées chez (complétez par le nom d’une boutique de chaussures) !  J’ai vraiment fait une bonne affaire ! ». A part le super prix de ses trouvailles, je n’avais pas plus d’informations que ça sur sa situation financière, rien sur son salaire, ni sur ses dépenses pour les choses plus essentielles comme sa maison, ou si elle avait souscrit un plan d’épargne retraite ou non. Et pourtant, si vous saviez les détails intimes que l’on se confie parfois … Eh bien, âmes sensibles s’abstenir.

L’argent et la culture

Si j’ai des difficultés à parler d’argent, c’est peut-être parce que je suis d’origine britannique. Nous, les anglais, sommes connus pour notre retenue, notre modestie – et des référendums bizarres. Le fait de parler facilement d’argent – ou pas – est aussi influencé par la culture dans laquelle nous avons grandis. Mon amie chinoise qui vit à Singapour … eh bien, elle sait exactement ce que gagne le mec avec lequel elle sort avant d’avoir attaqué son plat principal. Cependant, pour beaucoup de gens, parler d’argent reste un tabou. C’est un sujet dont on parle seulement avec ses amis intimes.

Argent, valeur, identité

Et qui pourrait nous en vouloir ? Les montants sur nos comptes bancaires et la valeur nette de nos avoirs peuvent être considérés comme des critères de réussite. Ils révèlent notre situation économique initiale, la ‘classe sociale’ à laquelle nous appartenons – même si je n’aime pas utiliser ce mot-là. Ils indiquent si nous avons eu une vie privilégiée ou pas. Les réponses aux questions ‘combien’ sont intimement liées à notre identité. Mais ces chiffres nous réduisent à des catégories, que nous pouvons ressentir comme des sources de division et qui peuvent nous amener à comparer.

Arrêtons de stigmatiser

Ceci dit, on peut se sentir vulnérable en confiant à quelqu’un : J’ai des dettes – Je ne comprends rien aux plans d’épargne – Je me sens perdu(e) lorsqu’il s’agit d’argent – Je n’ai pas la moindre idée de comment m’y prendre pour épargner ou placer de l’argent. Comme si c’était nos secrets les plus noirs et hideux. Et alors je ne parle même pas des événements imprévus dont personne n’a voulu comme un divorce, des problèmes de santé, un dommage que les assurances refusent de couvrir … et qui nous font sentir tout à coup abandonné(e), désemparé(e) et impuissant(e). L’anxiété financière, associée à la dépression et le burn out, pourrait nous mener à penser ‘Il n’y a qu’à moi que cela arrive – c’est de ma faute’.

Arrêtez de penser comme cela. Non, il n’y pas qu’à vous que cela arrive.

Il est tout à fait normal de se sentir anxieux(-euse) lorsqu’il s’agit d’argent. Chacun de nous, à un moment donné, peut être confronté à des sentiments d’insécurité, ou se sentir confus ou un peu perdu, surtout en matière d’argent.

Et puisque nous y sommes, stop au jargon financier

A tous ceux qui se situent eux-mêmes à l’extrémité de l’échelle des ‘cas désespérés en finances’, je tiens à préciser que le jargon financier ne facilite pas les choses. Et alors je ne vous parle même pas des acronymes. Lorsque j’entends des gens parler en chiffres et pourcentages et utiliser des termes comme ‘périodes fiscales’, ‘capitalisation du marché’, ‘obligation’, ‘bids’ … je dois faire de gros efforts pour ne pas bâiller d’ennui. L’argent, c’est chouette d’en avoir, mais à part cela, c’est un sujet de conversation fort ennuyeux. A mon avis, le langage doit être clair et concis, ou intéressant ou joli. Le langage de l’argent est souvent confus, pas intéressant du tout et certainement pas joli.

Un problème partagé est un problème à moitié résolu

Voilà pourquoi il est tellement bien de parler d’argent avec des personnes de confiance qui parlent votre langue. Demandez leur aide, parlez-leur de sujets tels que plans d’épargne retraite, budgets et placements … Vous allez voir, vous allez beaucoup apprendre de ces échanges. Toutes ces croyances limitantes, vous savez, cette petite voix intérieure qui nous dit que nous ne sommes pas assez (complétez un mot au choix) malins/réussis/organisés/curieux pour mériter (complétez un mot au choix) une maison/la sécurité financière/un bon PER … nous empêchent d’avoir des conversations interpersonnelles importantes. Celles qui commencent par ‘Je n’ai pas la moindre idée comment’.

Chez Birdee, demander de l’aide, c’est facile. Nous sommes des personnes en chair et en os à votre écoute et que vous pouvez contacter :

– par téléphone, du lundi au vendredi, de 9h00 à 17h00 au +352 20 30 16 22

– par mail en adressant un message à info@birdee.co

– par chat en commençant une conversation sur le site de Birdee, en bas à droite.

A part cela, il existe plein d’autres canaux pour trouver de l’aide en ligne, tels que les forums et les articles de blog qui peuvent vous inciter à passer concrètement à l’action afin de vous sentir plus en contrôle.

Moi, je me suis mise à discuter avec les amies dont je vous ai parlé tout à l’heure et je suis très contente d’avoir pris cette décision. Car ce sont des personnes qui s’y connaissent en matière d’argent et qui ont toutes leurs affaires bien réglées. Et je dois dire que j’ai appris pas mal d’eux. J’ai aussi compris que ce n’était pas juste moi qui me faisais du soucis, nous avions les mêmes préoccupations et questions.

Tout a son prix. Que vous l’appréciiez ou non, l’argent fait inévitablement partie de notre quotidien. En parler aux bonnes personnes peut vous aider à vous sentir plus en confiance avec l’argent et vous pousser à en tirer le maximum. Birdee est là pour vous aider et accompagner. Et qui sait … avec les bonnes infos exprimées dans un langage compréhensible, vous vous mettrez peut-être à placer votre argent afin d’investir un peu plus en vous-même.